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Reportages
Stephane BRUSSET : "Yo tambien me llamo Peru" (TUC, Pérou, AM'SUD, rugby)Se llama Stephane Brusset y cuando habla rugby es la misma lingua que Gary Kolenc le Australian. Pero mejor no ?! Mon prof' d'espagnol de troisième ne validerait pas cette phrase à la syntaxe improbable et les "hispanophile" d'entre vous non plus. Mais qu'importe, cette langue je ne la pratique qu'en fin de soirée post rugby et Stephane Brusset, l'entraineur comblé des Tumis, en bon Tuciste qui se respecte, me pardonnera tout. Pourquoi ? Parce qu'il est champion d'Amérique du Sud avec le Pérou ! CAM-PE-ON ! Appréciez son récit ci-dessous plein de retenue mais aussi empli d'une émotion que seul un titre procure. (par Miga Latapi)
La sélection Péruvienne de rugby (Los Tumis) participait la semaine dernière au championnat sud-américain, zone B à Medellin (Colombie). Ce championnat voit s’affronter les équipes nationales de Colombie, Venezuela et Costa Rica. Il s’agit de l’unique compétition officielle de ces pays durant toute la saison. Le défi pour le Pérou était particulièrement difficile puisque le classement IRB le positionne en dernière position. La compétition se déroule sur une semaine avec un match toutes les 72 heures. Pire, l’avion des Vénézuéliens ayant eu une journée de retard, les deux premiers matchs, les deux plus durs, ont été reprogrammés sur une fenêtre de moins de 48h. Le tournoi était organisé sur un terrain synthétique aux normes IRB pour ce qui est des matériaux utilisés mais dont les dimensions m’ont paru en deçà des minimas requis.
"Los Tumis sont « Calientes » et ont beaucoup de mal se conformer au règlement ..."
Ce tournoi couronnait donc la saison que nous avions préparée depuis six mois avec des entraînements bihebdomadaires. Cette longue période de préparation sans compétition test a été difficile à tenir mais bon an mal an un noyau de joueurs s’est dégagé car l’assiduité aux entrainements était le critère numéro un de sélection. Certes, il y eut le tournoi du 14 juillet à Bogota pour s’évaluer mais aucune certitude n’apparaissait alors. Parmi tant d’autres, deux défis essentiels se présentaient à nous : la discipline par rapport au règlement et la dimension stratégique des matchs. Mes chers Tumis avaient la fâcheuse habitude de jouer au moins 20 minutes à 14 en ayant la faculté de se mettre l’arbitre à dos. En effet, ils sont « calientes » et ont beaucoup de mal se conformer au règlement et comme la plupart des joueurs et dirigeants de rugby, ils pensent que l’arbitre se trompe et leur en veut ! Durant tout le tournoi, nous n’avons été pénalisés qu’à seize reprises (7+6+3). Du point de vue de la dimension stratégique, là encore un succès total ! Le niveau est ce qu’il est mais coacher une équipe internationale pendant neuf jours à un rythme Pro, d’analyses vidéo au milieu d’une ville comme Medellin (d’ailleurs il faudra que j’y retourne !), ce n’est pas une sinécure et c’est particulièrement usant. L’émotion d’un titre, la sensation du devoir accompli payent au centuple les sacrifices, les coups de gueule. Le Pérou est donc champion sudaméricain du groupe B avec la meilleure attaque, la meilleure défense et le meilleur joueur du tournoi qui n’a que 20 ans y pico ! Propos recueillis par M.L Si vous souhaitez voir des images qui bougent http://www.youtube.com/user/SuperB15Bogota Mercredi 3 Novembre 2010
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