La mêlée :
Formation :
Dans une mêlée de 8 joueurs, la formation doit être en 3-2-3 (dans le but d’enlever toute pression des troisièmes lignes sur les premières lignes)
Séquences d’engagement en mêlée sans impact :
- Au 1er commandement « flexion », les joueurs se mettent en flexion
- Au 2ème commandement « liez », les joueurs se lient et « imbriquent » leurs têtes en quinconce sans s’engager
- Au 3ème commandement « stop », ils maintiennent la position et marquent un temps d’arrêt
- Au 4ème commandement « placez-vous », ils se posent et l’introduction se fait immédiatement
Maintenir les 4 temps en les décomposant bien, contrôler qu’à chaque commandement correspond une attitude, rester « maître absolu » du 4ème commandement.
Introduction :
Après cet engagement, la mêlée doit rester stable puis intervient alors l’introduction.
Limitation de la poussée :
Dès que l’introduction est faite, la poussée est limitée au gain du ballon (règle FFR 20 § 3.5)
Stabilité de la mêlée après ce gain.
Pas de 2ème mêlée :
Après une 1ère mêlée, interviennent selon le cas : - gain du ballon et le jeu continue
- CPP (coup de pied de pénalité)
- CPF (coup de pied franc)
Dans le cas exceptionnel de non détection de faute, CPF en faveur de l’équipe qui avait l’introduction (pour éviter toute mêlée simulée, où les exigences de postures et de placement des joueurs ne sont jamais respectées).
L’avis des techniciens : cette règle équivaut à interdire l’impact. Autant dire dénaturer encore plus la mêlée. Outre cet état de fait, les clubs de Fédérale 2 visant la montée s’interrogent sur le devenir de leurs piliers (et talonneurs !) au niveau supérieur sans aucune approche nécessaire sur l’année « n ». On entend l’argument sécuritaire mais ne pourrait-on pas se diriger vers des formations obligatoires et des exercices de préparation amenant une validation de l’aptitude de chacun à « jouer » cette spécificité si chère à nos anciens. Et à certains jeunes aussi…
De plus la règle de ne pas effectuer de 2ème mêlée va mettre certains arbitres dans l’embarras du fait de devoir choisir le bénéficiaire du coup de pied franc alors qu’il n’aura pas pu déterminer l’origine de la faute.