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Cad'Deb
Le rugby, la vie - Staff, Strauss and strassMais que deviennent, que deviennent les valses de Vienne ? Du rock acrobatique té ! Surtout en Top 14 où ça danse de tous les côtés. Au Nord, au Sud, à Paris ou au Pays basque où les entraîneurs font facilement partie de la famille Kleenex ou Bic, aussitôt remplacés par d'autres dont la certitude de rester au poste sur la durée n'est pas si évidente. On a cherché les éléments rationnels de tels chambardements et nous avons trouvé de vraies raisons. Loin du superficiel, des paillettes, du luxe, on a des arguments fondés, construits, et finalement évidents quand on y pense... Et quand on est tordu surtout ! (par Jiémel et Mi-Temps, troisième du nom)
Permettez-nous de nous étonner de voir certains confrères (oh là là, comment on se la pète. On fait comme si on était des journalistes !) s'étonner des changements dans le staff de certains clubs du Top 14. D'aucuns, n'ayant pas peur d'user jusqu'à la corne une métaphore plus ressassée qu'un cliché de l'extrême droite sur l'immigration, n'hésitent même pas à évoquer une valse des entraîneurs avant même la fin des matchs aller. Déjà, d'abord pourquoi "valse" ? En quoi ces limogeages de salariés déclarés incompétents pourraient rappeler les soirées à Vienne où le gotha de l'Empire germanique venait tournoyer aux accents des œuvres de Johann Strauss ? Si danse il y a, ça serait plutôt du rock acrobatique où là, pour le coup, on envoie valdinguer le partenaire. Non, point de flonflon dans ces dézinguages en règle mais, nous osons l'affirmer, une logique certaine. Et si vous vous posez des questions, ce qui suit devrait utilement éclairer votre gouverne. Au Racing par exemple, club historiquement bon chic bon genre, blazer et "noeud pap", qui pouvait penser que l'on supporterait longtemps la présence sur le bord de la touche de ce zébulon ébouriffé de Simon Mannix , vociférant et gesticulant sans cesse ?
Il suffisait de voir l'attitude de Pierre Berbizier après les matchs, débitant des commentaires "languedeboitisés" d'un ton monocorde, abasourdi qu'il était d'avoir supporté, un match durant, celui qui pourrait passer pour le clone kiwi de Plastic Bertrand, pour comprendre qu'il y en avait un des deux qui faisait trop de bruit. "Delmas pour succéder à Brunel, c'est comme choisir Bernard-Henri Lévy pour remplacer Victor Lanoux dans Louis la brocante"
A Bayonne, vous avez vu les lunettes de Christian Gajan ? C'est pas de la "provoc" ?! Soit il a cédé aux incantations de Johnny Halliday ou d'Antoine et est coupable de haute trahison pour s'être fourni à la concurrence, soit il s'exhibe en Tchin Tchin et alors, comment accepter qu'un salarié affiche sur son nez "il est fou Afflelou !" ? C'est insulter le dirigeant qui le nourrit. Quant à Thomas Lièvremont, mais quel âge a-t-il pour manger encore des sucettes ? Quel exemple pour les jeunes à qui on demande de soigner leur hygiène bucco-dentaire et de ne pas se goinfrer de sucreries entre les repas. On ne peut pas confier les rênes d'un club qui vise les sommets à quelqu'un d'aussi immature.
Enfin à l'USAP, c'est une évidence non ? Jacques Delmas, cheveux tirés en arrière, bouc impeccablement taillé, regard ténébreux. Bref le parfait hidalgo. Avant lui, Jacques Brunel, l'oeil pétillant, la mine bonhomme, le sourire convivial et la moustache gourmande, l'accent du terroir. Delmas pour succéder à Brunel, c'est comme choisir Bernard-Henri Lévy pour remplacer Victor Lanoux dans Louis la brocante. L'erreur absolue de casting. Vous voyez donc bien que les présidents de club ne prennent pas leurs décisions à la légère et que celles-ci sont amplement justifiées. Maintenant que nous vous avons appris à décrypter les secrets des pros, vous pouvez nous faire part de vos pronostics pour tenter de deviner qui sera le prochain sur la liste... Par Jièmel et M.-T. Samedi 14 Janvier 2012
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