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Le STADE enclenche la Mars avant ! (Top 14, Toulouse, rugby)


Après la défaite surprenante face à Toulon au Wallon, les Stadistes ont magnifiquement remis les pendules à l'heure en s'imposant sans discussion au Stade de France 29-0. Ça sent le printemps ! (par Rorry Underwood)



La photo le montre plus que tous les commentaires : Lamboley a dominé son sujet !
La photo le montre plus que tous les commentaires : Lamboley a dominé son sujet !
LE CONTEXTE
Il ne fallait pas être fin observateur pour savoir que les Toulousains rendraient une meilleure copie à Paris qu’une semaine auparavant lors de la surprenante défaite face aux Toulonnais à Ernest Wallon (3-6). Et au vu de la prestation toulousaine au stade de France, la thèse de l’accident face aux Varois une semaine plus tôt tient franchement la corde. Coincé en milieu de Tournoi, ce "clasico" ne présentait pas sa dimension habituelle, la faute notamment aux classements respectifs des deux stades (4e, 7e). Pourtant, une chose était sûre, son résultat aurait un impact important dans une fin de saison où Paris cherche au moins la qualification et Toulouse à s’éviter un match de barrage périlleux.

LE MATCH
Toulouse alignait au coup d’envoi cinq de ses internationaux sollicités par le Tournoi (Poux, Servat, Michalak, Jauzion, Poitrenaud), Dusautoir prenant place sur le banc, le staff toulousain profitant pleinement du retour de ses cadres. Dans une première période extrêmement maîtrisée, marquée par la grave blessure de Michalak, les Rouge et Noir viraient à la pause avec neuf points d’avance (3/3 pénalités pour Skrela), ce qui ne paraissait pas cher payé tant les hommes de Noves étouffèrent les Parisiens notamment en conquête.

Skrela, impeccable au pied...

On s’attendait alors à une réaction des locaux mais Lamboley dès la reprise, au terme d’un joli numéro de funambule, inscrivait un essai qui assommait des Parisiens hébétés, sans inspiration ni solutions. La mêlée toulousaine continuait de dominer son homologue, Gerber était au supplice face à Lecouls puis Johnston pendant que Skrela, impeccable au pied, donnait de l’ampleur au score (0-22) et du relief au froid réalisme toulousain. La victoire en poche, le Stade ne relâchait pas l’étreinte et l’essai de Johnston à dix minutes du terme laissait même croire à un improbable bonus offensif. Les cloches du Stade de France pouvaient sonner et avec elles le glas des ambitions pour Paris dont la qualification devient de plus en plus hypothétique. Aucune pénalité tentée, une seule occasion d’essai, 0 point marqué, les Rose et Bleu perdaient pour la deuxième année consécutive dans un stade de plus en plus hospitalier, médusé, autant par le froid glacial que le contenu de la prestation des protégés de Delmas.


Après les sifflets du Wallon, Skrela a magnifiquement répondu en mettant le Stade sur orbite.
Après les sifflets du Wallon, Skrela a magnifiquement répondu en mettant le Stade sur orbite.
LA SUITE...
Le Stade Toulousain en s’imposant se replace totalement dans ce championnat haletant. Avec 11 points d’avance sur sa victime du jour, il est même quasiment assuré d’une place dans les 6 synonyme de phases finales. Les futures réceptions du Racing et Castres peuvent même inciter les Toulousains à croire à un accessit direct pour les demi-finales. La cohérence affichée dans le jeu et leur redoutable conquête rappellent surtout que Toulouse est programmée pour monter en puissance dès le printemps, dotée d’une expérience quasi inégalable lors des fins de saison.

Rendez-vous dans un mois en coupe d'Europe

Une expérience qui permet à Yannick Bru, l’entraîneur des avants, de savoir déjà que "la réception de ces mêmes Parisiens dans un mois dans le cadre du ¼ de finale de Coupe d’Europe ne sera pas du même acabit" même si ses joueurs ne pourront s’éviter une étiquette de grand favori. "Ne serait-ce que par les retours conjugués de Marconnet, Papé et Haskell", rappelle l’ancien talonneur, et "car ils ont forcément été piqués dans leur orgueil". Car sans être géniaux, les coéquipiers de Bouilhou, ont emmagasiné de la confiance qui leur faisait quelque peu défaut mais, par-dessus tout, pris rendez-vous avec l’enceinte dionysienne qu’ils pourraient retrouver à deux reprises lors du mois de mai. Cela signifierait que le Stade Toulousain aura atteint les finales continentale et domestique, on en est certes pas là mais mieux quiconque, Toulouse sait que le mois de mai se prépare en mars et une certitude : leur préparation a bien démarré.

par Rorry Underwood

Pour consulter le classement



Dimanche 7 Mars 2010

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