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Frédéric MICHALAK : "C'est la faute à pas de chance !" (Stade Toulousain, Top 14, rugby)


Opéré le 10 mars par le professeur Boussaton à la nouvelle clinique du sport, Frédéric Michalak se remet lentement mais surement de sa rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Contractée à Paris lors du "classico" le 6 mars dernier, cette grave blessure devrait le tenir éloigné des terrains jusqu’au mois d’octobre. Un coup dur que l’international français prend avec beaucoup de philosophie, lui qui a attaqué la rééducation il y a maintenant deux semaines. A défaut de pouvoir courir, il n’en oublie pas sa préparation physique, travaillant d’arrache-pied le haut du corps et le gainage tous les après-midi. Un emploi du temps chargé qui ne l’a pas empêché de nous accorder quelques minutes au moment de sa pause repas. Nous le remercions de son extrême gentillesse. Il intègre de plus la Dream Team des parrains de rugby31.fr . Entretien. (par XIII)



"C'est plus facile pour moi ici au Médipole Garonne..."

Frédéric en compagnie d'Igor, son kiné tortionnaire !
Frédéric en compagnie d'Igor, son kiné tortionnaire !
Fred, comment se passe ta convalescence ?
Cela revient petit à petit. Je plie le genou à 120 degrés environ. Il y a des hauts et des bas mais tous les jours sont positifs. Une fois la blessure passée, on passe à autre chose. On est déçu sur le coup comme tout le monde. Après, à partir du moment où on est au centre, tout le monde est dans la même galère. On essaye de remarcher puis on essaiera ensuite de recourir et de tout faire pour que cela revienne.

Comment vis-tu ta blessure ?
Bien, comme tous les gens qui sont ici. Il y a de l’euphorie quand on arrive à gagner cinq degrés de plus, quand on arrive à faire du vélo. Des petits objectifs à chaque fois dans le but de faire mieux et qui permettent d’évacuer le reste.

Est-il possible d'expliquer cet accident ?
C’est la faute à pas de chance. Cela peut arriver et je pense que c’était écrit. Ce genre de blessure ne peut pas s’expliquer, c’est impossible.

Tu as connu Capbreton pour l’autre genou, maintenant Médipole Garonne, quelles sont les différences ?
Sur l’aspect remise en forme, il y a autant de bons kinés là-bas qu’ici. Par contre, à Médipole, tu peux faire une IRM très vite. Et puis il y a surtout la famille. Pour moi, ma priorité était de rester près des miens plutôt que de partir trois semaines tout seul. Je l’avais très mal vécu pour l’autre genou et c’est pour cela que c’est plus facile pour moi ici. Je suis plus heureux. Et il y a tout ce qu’il faut pour progresser. De plus, cela démarre ce qui veut dire qu’avec le temps, ils seront encore meilleurs.

Un petit mot sur le kiné qui t’est attitré. Il a la réputation de faire atteindre le talon-fesse à ses patients en un temps record !
Il s’appelle Igor, il est espagnol et rien que là, il y a quelque chose à comprendre que personne ne comprend (rires) ! Il est en effet réputé pour être coriace et tortionnaire, je confirme ! J’en suis tout de même très content. Il est très pro, je pense qu’il est très bon et compétent. Il est de plus en relation avec le staff du Stade Toulousain donc tout le monde communique et c’est très bien.

"Le Stade a le potentiel pour aller au bout..."

Malgré tout, Fred garde le sourire et le moral.
Malgré tout, Fred garde le sourire et le moral.
La charnière du Stade n’a pas été épargnée par les blessures cette année. Comment vois-tu la fin de saison ?
Depuis le début de l’année, j’avais beaucoup joué car il y avait beaucoup de blessés. Il ne reste plus énormément de matches et cela va tourner à trois (Ndlr : Ellisalde, Kelleher et Skréla) sans compter les jeunes réservistes (Ndlr : Bézy, Doussain) qui sont là aussi. Le Stade Toulousain a l’effectif qu’il faut pour doubler où tripler les postes.

Comment vois-tu le match de demain face à Biarritz qui est peut-être capital pour une place dans les deux premiers ?
Il faut être avant tout dans les six premiers. Après, pour les deux premières places, je trouve que nous sommes meilleurs quand nous enchainons les matches donc si nous devons faire un quart de finale, il pourrait nous permettre de gagner une demie et une finale derrière. Je pense que cela revient au même de faire ou de ne pas faire le quart. Je suis assez confiant, nous avons le potentiel pour aller au bout des deux compétitions !

Propos recueillis par XIII

Lundi 29 Mars 2010

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