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Féminines - Nicolas THOURON (TCMS) : "Nous viserons la Fédérale 2 !"Dirigeant émérite pour les filles du TCMS, Nicolas Thouron est lancé « plein pot » dans l’aventure qui le lie de très près à l’entraîneur de ces dernières, Didier Demur. Alors qu’elles ont échoué aux portes de la qualification pour les phases finales du Grand Sud, les voilà reversées dans le Petit Sud. Un championnat que les « cheminotes » joueront évidemment à fond, et qu’elles ont démarré pied au plancher. (par Professeur Tournesol)
Nicolas, au premier plan, avec le mentor Didier Demur sur son épaule droite, un tandem qui fonctionne bien !
Nicolas, vous venez de battre les Auscitaines chez elles assez largement lors de la demi-finale aller du Petit Sud. Peut-on considérer que la qualification pour la finale est acquise ?
Moi, je la considère comme telle, mais pas le coach ! Il veut absolument que les filles restent sérieuses pour le match retour, surtout que les Gersoises n’avaient que trois remplaçantes chez elles, les conditions étaient donc particulières. Même si on gagne de trente points, tout n’est pas parfait, on perd notamment six mêlées sur nos introductions. Elles ont également une centre puissante, mais qui cette semaine a été critiquée dans un article de la Dépêche de leur département… Elle voudra certainement se reprendre. Mais avec 32 points d’avance, je pense vraiment que l’accession en finale est envisagée. Mais Didier souhaite absolument rester mobiliser, ce que les filles seront ! Lors de la phase préliminaire, vous échouez d’un rien pour atteindre les phases finales du Grand Sud, où cela s’est-il joué ? Ça a basculé à Beaumont-de-Lomagne, incontestablement. Nous perdons 5-15, ne sommes jamais rentrés dans le match, c’est vraiment dommage. Après, il y a aussi une part de responsabilité du comité, qui nous a appris en décembre la prise en compte des bonus, alors qu’en début de saison, ce n’était pas prévu. Midi-Pyrénées est le seul comité où les filles de Fédérale 3 à douze jouent avec les points de bonus. Et quand on sait que les deux points qui nous séparent de Montauban, ce sont des bonus… Sans ça, nous serions passés, puisque les Montalbanaises avaient écopé d’un carton rouge contre nous, et que ça rentre directement en compte pour le classement. Mais je pense que c’est un mal pour un bien, parce que nous serions tombés sur Gaillac en demi-finale, qui est à mon avis la plus grosse écurie. "Un groupe très éclectique"
Cette participation au Petit Sud vous apporte-t-elle des choses concrètes, si ce n'est l'espoir d'un titre à la fin de cette saison, ce qui n'est déjà pas si mal ?
Pour sûr, nous espérons ramener ce titre. Pour l'an prochain, il est d'ores et déjà acquis que nous repartons en Fédérale 3 à XII. Nous devrions garder le noyau dur, et même s'il est à prévoir, comme toujours, quelques arrivées et quelques départs, ça ne changera probablement pas beaucoup. Nous avions un projet sur deux ans, la première année, c'était de se mettre en place à douze, puisque nous jouions à sept auparavant ; la seconde, c'était de monter, et nous repartirons donc avec d'autres ambitions l'année prochaine ! Pour l'instant, les filles sont invaincues à domicile, et l'on espère tous que l'on va continuer face à Auch pour le match retour. Justement, parle-nous de ce club particulier avec sa section féminine : d'où viennent toutes ces filles, quelles sont leur motivation ? Nous avons un groupe très éclectique ! Les filles viennent de Tarbes, Narbonne, notre numéro 10 s'entraînait avec Font-Romeu l'an passé, du Gers, et même la région marseillaise ! Nous avons également récupéré des filles de Castelginest, où j'étais auparavant, puisque leur équipe féminine ne s'est pas reconstruite cette année. Des vétérinaires aussi, les filles qui jouent pour l'équipe de l'école vétérinaire viennent avec nous les dimanches. Enfin, le pôle espoir est tout proche, ce qui nous permet d'avoir quelques cadettes qui n'avaient pas d'équipe cette année, mais qui verra peut-être le jour l'an prochain, c'est un objectif ! De plus, Didier a beaucoup de contacts dans le rugby féminin, et il a permis au club de faire venir des filles d'expérience, comme Julie Sais qui évoluait à Saint-Orens. Nous avons une équipe très jeune (22 ans de moyenne), mais avec nos trois trentenaires (Corinne Manenc et Margot Gallon avec la précitée), nous avons l'expérience qui nous manquait. Nous sommes également le seul club intra-muros de Toulouse, avec une situation géographique très proche du monde du rugby, donc ça aide forcément un peu. Mais il est aussi pas facile de rivaliser avec Saint-Orens et Fonsorbes qui sont en Top 10 et en Armelle Auclair. "Tout l'esprit rugby que j'aime"
Sur le moyen terme, et en commençant par la saison prochaine, feras-tu partie du staff et de l'aventure des filles ?
Complètement ! Je reste avec Didier, car non seulement nous avons un très bon feeling, et l'on s'entend très bien, mais je pense que même lorsque Didier ne sera plus là, je serai encore présent ! Il n'y a que des jeunes, avec le groupe masculin, on s'entend également très bien, on fait des soirées ensemble. Il règne dans ce club un excellent état d'esprit. Nous tirons tous dans la même direction, l'équipe dirigeante s'entend à merveille également, avec chacun sa place et son rôle. Je suis fier de cette équipe et d'être dans ce club, d'autant plus que ma compagne Emilie joue également. Il y a ici, tout l'esprit rugby que j'aime ! Quels objectifs se donnera alors le club pour les filles ? Comme dit précédemment, nous viserons la Fédérale 2. Ce sera normalement le même système de deux poules, avec Albi qui s'inscrit à XII - nous tentons d'ailleurs d'organiser un match amical. Cette année, seul le champion Grand Sud est directement qualifié pour les quarts de finale du championnat de France, et de fait accède directement à l'échelon supérieur. Je pense que Gaillac est, cette année, le mieux armé pour le faire. L'an prochain, nous ne savons pas encore comment ça se passera au niveau des accessions. Surtout que le rugby féminin est une constante adaptation au rugby masculin, notamment pour ce qui est des lieux des rencontres et des horaires. Il reste marginal, mais ça commence à venir, et des clubs fleurissent de plus en plus. Le Fousseret, c'est dans les tuyaux, pas mal de clubs sont aussi engagés à 7, et envisagent probablement de passer à 12. Et c'est tant mieux ! Propos recueillis par P.T Jeudi 10 Mars 2011
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