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Club House
En mai, fais ce qu'il te plaît ! (Clermont, USAP, Top 14)Et ce qui a plu à Rugby31.fr, c'est d'envoyer un rédacteur vivre la finale au Stade de France. Ce jour si spécial, pour tous les amoureux du ballon ovale, et qui plus est, pour les supporters des clubs concernés ! Sans refaire le monde, et encore moins le match, un regard extérieur sur l'effervescence et la convivialité qui règnent lors de cette journée extraordinaire. (par Assurancetourix)
Dès le matin, Paris est plongée dans le monde du rugby. Les orientaux-pyrénéens se ruent sur tous les monuments et autres gloires parisiennes. Invasion du Trocadéro, parade sur les Champs-Élysées, la capitale était bel et bien catalane en ce samedi matin. Sonnez tocsins, résonnez tambours et vibrez cordes vocales ! Succession de bus, tous plus jaunes et rouges les uns que les autres, et l'affluence se fait grandissante, voire même oppressante pour les touristes "normaux", dont le rugby n'a de signification que dans les journaux, voire aucune, si l'on estime que tous nos amis chinois ne savent pas de quoi est fait ce sport ! Chinois, que l'on aurait aisément pu penser minoritaires, pour une fois, dans ce que les "touristologues" appellent "la plus belle ville du monde". L'errance, ou la souffrance de l'attente, c'est aussi le ressenti des Usapistes venus conquérir un second titre national consécutif. La - relative - proximité des Clermontois avec l'Arc de Triomphe, conjuguée avec les, déjà, quelques finales récentes sur la capitale, font que les Jaunards ne sont pas encore là, pas encore attifés, pas encore dans le match, tout simplement ! C'est d'ailleurs au détour d'un des nombreux ponts, que les deux premiers Auvergnats apparaissent, pas vraiment démonstratifs, juste deux petits rubans en guise de cocarde : sobres, mais présents. Vient alors le temps de rejoindre le Stade, celui de France. Le temps des rires et des chants diront les plus mélomanes d'entre-nous, le temps de la communion diront les plus adeptes supporters, mais mélomanes et supporters allant souvent de paire, le distingo est alors assez difficile à faire !
Mise en bouche pour les plus ponctuels !
La fête, est donc d'abord autour du stade, avec du rouge, du bleu, mais évidemment, beaucoup de jaune ! Les Clermontois sont d'ailleurs finalement très nombreux pour soutenir les hommes de Vern Cotter, et l'atmosphère est de plus en plus chaleureuse, les Volcans conversant allègrement, et volontiers, avec les Catalans. En guise d'apéro "rugbystique", le vrai étant déjà bien consumé, la Coupe de la Fédération opposait les Basco-Landais aux Armagnacais et Bigourdans. Une belle histoire pour ces acteurs du rugby amateur, que de se retrouver dans la plus belle enceinte française, pour une victoire de la Côte Basque-Landes sur le score de 29-18. Puis, les gradins se remplissent, pas très rapidement, plutôt régulièrement, mais une chose est sûre, les tribunes afficheront "complet" à 20h45. Les premières images des arrivées des joueurs commencent à embraser un public qui n'en demandait pas temps. Clermontois et Perpignanais agitent, sans coup férir, les oriflammes, têtes peinturlurées et autres écharpes : la fête s'annonce grandiose.
80.000 personnes dans un stade !
Ou presque, puisque le speaker se veut précis, ce soir-là, nous étions 79.252 dans les travées du plus grand stade hexagonal. Autant de passionnés animés de cette ferveur des grands soirs. Puis, le match, puisque nous n'y reviendrons pas, juste quelques mots : - Les grands hommes sont souvent petits, Morgan Parra dans le rôle de Napoléon, - Jérôme Porical, dans le rôle de Brock James "le décrié", - James "le décrié" dans le rôle de Nagui, animateur déchaîné, - Mario Ledesma, qui aurait très bien pu jouer "Papy fait de la résistance". Le score final est ce qu'il est, on ne retiendra de ce 29 mai que la victoire Clermontoise, tant attendue par tout un public. Et c'est là que tout devient magique, après les trois coups de sifflet finaux de Monsieur Berdos. Les maillots floqués Michelin, qu'ils soient sur le terrain ou en tribunes entament une communion extraordinaire. Les fans clermontois, pourtant si discrets dans Paris ont littéralement éteint les Catalans sous les toits du Stade de France : rien ne sert de courir, il faut partir à point. L'adage n'est ici que plus beau pour les "63", et si douloureux pour les "66". Rougerie, Zirakashvili et autres grandes figures du XV des Volcans se jettent donc presque dans les bras des supporters du virage. Dix finales de frustration, un sacre pour les effacer ! La magie du sport, et qui plus est du rugby. Chaque joueur passe au micro du speaker, chacun avec ses mots à lui pour remercier le public, "24ème homme" sacré. "Super" Mario aura droit à la parole dans un silence religieux, avant de clôturer son petit discours sous l'ovation de ses supporters.
Il va de soi que la fête, au retour des Jaunards, a dû être belle et longue, parce que la mi-temps, troisième du nom est aussi célébrée au plus haut échelon national. Comme quoi, des fois, le rugby-paillettes fait aussi vibrer, et vivre des moments exceptionnels. Puisse notre sport rester à l'éternité dans ces valeurs. Et comme dirait des très bons amis à nous : "Vive l'Ovale !"
Assurancetourix. Mercredi 2 Juin 2010
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