|
Cad'Deb
Coupe du monde - Quid de Quade ?A la fin d'une compétition, il est d'usage de remettre un certains nombres de trophées et récompenses. Nous allons donc maintenant décerner la Scoumoune d'Or à …(un peu de suspens)...Quade Cooper, l'ouvreur australien ! (applaudissements, merci pour lui). Poor Quade, alone in New Zealand. Rien, quasiment rien ne lui aura été épargné. Sifflets et autres quolibets, malchance, pannes d'inspiration et j'en passe. Jusqu'à la blessure finale : la "loose" comme on dit nous, les djeuns ! (par Jiémel et Mi-Temps, troisième du nom)
S'il y en a un qui aurait mieux fait de rester couché entre le 9 septembre et le 21 octobre, c'est bien lui. Depuis son arrivée sur sa terre natale, le plus kiwi des Wallabys aura vécu un véritable calvaire à coté duquel la guerre en Afghanistan ressemble au Club Med de Bora Bora. Détesté par ses compatriotes qui ne lui pardonnent pas d'avoir préféré la tunique jaune au maillot frappé de la mythique fougère, il a subi les diatribes d'une partie de la presse locale qui a montré qu'elle pouvait voler aussi haut que les sous-marins de l'affaire Karachi. Bien sûr, chacune de ses interventions sur le terrain fut accompagnée d'une bronca pavlovienne d'un public rancunier. Il faut préciser que les contempteurs "cooperophobes" l'ont eu facile. Après un tournoi des Tri Nations durant lequel il avait fait étalage de son aussi fantasque qu'éblouissant talent, nous avons eu droit, durant tout ce Mondial, à la version low cost du joueur, au coté le plus obscur de son rugby. Le docteur Quade Jekyll a laissé place à mister Hyde Cooper. Si le loustic avait été coté en bourse, Jean-Pierre Gaillard serait tombé en apoplexie en voyant le cours s'effondrer façon Lehman Brothers et les agences de notation Moody's et Standard and Poor's lui auraient retiré ses trois A, trouvant que finalement, la dette souveraine grecque est un placement plus sûr.
"Vous pouvez, le prochain vendredi 13, passer sous une échelle avec un chat noir sous le bras, pas sûr que vous fassiez aussi bien que Quade cooper"
Même s'il a toujours défendu son joueur, l’entraîneur Robbie Deans devait se demander s'il n'avait pas oublié son véritable ouvreur à l'aéroport ou si on ne le lui avait pas marabouté en douce tant celui qu'on annonçait comme le carrosse pouvant faire de l'ombre à la star Dan Carter ne fut en fait que citrouille. Nous n'accablerons pas le jeune joueur qui a dû souffrir plus qu'il n'a bien voulu l'avouer d'être passé au travers de ce grand rendez vous. C'est arrivé à d'autres.
Mais comme si cela ne suffisait pas, l'infortuné (pas Sarfati, nous parlons toujours de Cooper. Restez concentrés, c'est notre dernière chronique du Mondial) s'est offert une jolie entorse du genou avec ligaments croisés en option en disputant le match pour la médaille en chocolat. Quelques mois de vacances en perspective. "Monde de m..." a-t-il sans doute pensé, comme l'avait dit avant lui le célèbre Georges Abitbol, l'homme le plus classe du monde. Vous pouvez, le prochain vendredi 13, passer sous une échelle avec un chat noir sous le bras, pas sûr que vous fassiez aussi bien que notre lauréat. On nous fait remarquer que Kadhafi, lui non plus, n'a pas trop eu la baraka en ce mois d'octobre. Certes, mais lui, au moins, ne devra pas subir de fastidieuses séances de rééducation. Jiémel et M.-T., 3ème du nom
Le malheureux Quade aurait pu paraphraser Georges sur cette Coupe du monde... Photo DR
Samedi 29 Octobre 2011
Nouveau commentaire :
|
Les derniers articles de la même rubrique
Le rugby, la vie - Phases finales, la frénésie ovale !
|
||||
|
|
|||||




