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Coupe du monde - Les quarts de vérité


Maintenant, on y est comme dirait un joueur de bandjo-talonneur de mes connaissances, adepte du trapèze en mêlée et de mêlée en bringue, tout Astious qu'il était ! On y est donc dont dans ce final mondial qui voit toutes les grosses cylindrées au rendez-vous des quarts de finale. Certes, il y a eu quelques surprises. Certes, on est passé à deux doigts de quelques tremblements de terre ovales mais finalement, on va droit vers une logique implacable. A moins que... (par Jiémel et Mi-Temps, troisième du nom)



Steven Seagal, on sait très vite s'il est avec les gentils ou pas. Finalement un peu comme les huit quarts de finalistes qui étaient les favoris du départ... Photo DR
Steven Seagal, on sait très vite s'il est avec les gentils ou pas. Finalement un peu comme les huit quarts de finalistes qui étaient les favoris du départ... Photo DR
Nous osons l'affirmer péremptoirement : il n'y a pas plus de surprise dans la liste des qualifiés pour les quarts de finale que dans le fait d'apprendre que les campagnes électorales se financent à grand coup de cabas remplis d'argent nauséabond.
Comme dans un film avec Steven Seagal où il ne faut pas plus de trois minutes pour savoir qui sont les bons et les méchants, que ces derniers vont manger grave du bourre-pif et de l'atemi distribués en veux-tu en voilà par le héros ténébreux qui ne manquera pas au passage de mélanger son ADN salivaire avec l'actrice la plus canon du casting, on pourrait dire que la phase de poules de cette Coupe du monde a entretenu un suspens digne d'une élection dans une lointaine dictature bananière, pour savoir si le despote allait obtenir 95 où 99% des voix. Le constat est là et les heureux élus étaient quasiment connus d'avance. Dans une parfaite dichotomie hémisphérique, nous avons d'un coté la vieille Europe avec ses trois mousquetaires (qui étaient quatre, rappelons-le. Ridicule appellation d'ailleurs, comme si les dix commandements étaient douze !), et de l'autre, le Tri-Nations version 2012 (eh oui, les Argentins intègrent le carré VIP du rugby mondial) .
Les adeptes des analyses à la Pierre Salviac feront quand même remarquer que, outre le fait qu'en moyenne, les joueurs canadiens ont consommé 0,797 litre de sirop d'érable par jour, la performance irlandaise a rebattu les cartes. Certes, mais c'est comme discuter pour savoir si dans un menu, on mange le melon en entrée ou en dessert. L'ordre change mais ce sont toujours les mêmes plats.

"...difficile cependant d'imaginer Botha et Matfield aller se faire tartir à l’île de Ré à compter les méduses..."

Bien sûr, les Gallois et les Samoans auraient pu terrasser le champion en titre, et là du coup, c'eût été un sacré coup de théâtre, un 21 avril façon ovale avec les Boks dans le rôle de Lionel Jospin (difficile cependant d'imaginer Botha et Matfield aller se faire tartir à l’île de Ré à compter les méduses et nous nous en excusons) mais ils ne l'ont pas fait. Enfin, le chardon a été presque aussi piquant que la rose et la France, avec son généreux humanisme, a offert au Tonga une qualification directe pour la prochaine World Cup. De fait, on ne s'est pas ennuyé mais du coup, le quartet franco-britannico-celte va devoir désigner son champion qui tentera, tel un chevalier dont la cuirasse serait le plaquage désintégrant et l'épée, la passe après contact, d'aller conquérir un trophée qu'un mélange de cœur et de raison promet au pays hôte. Les choses sérieuses vont commencer et à partir de maintenant, des grosses têtes vont tomber. Du suspens, il y en aura surement, car sans se lancer dans les pronostics, on sait au moins tous, qu'avec la France, on n'est jamais à l'abri d'une surprise...

Jiémel et M.-T, 3ème du nom

Non Victor Matfield ne pourra jouer le rôle du réfugié sur l'île de Ré... Photo DR
Non Victor Matfield ne pourra jouer le rôle du réfugié sur l'île de Ré... Photo DR

Samedi 8 Octobre 2011

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