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Cad'Deb
Coupe du monde - Larmes de vérité et armes des guerriersIl y a des moments de rugby qui rapprochent tous ceux qui ont un jour enfilé un maillot pour un -vrai- match. La troisième mi-temps en fait partie tout comme l'habillement où nous avons comme "ceux de la télé", un short, un maillot des chaussettes et plus en profondeur des... Parce qu'il est rare à Rebirechioulet ou à Escanecrabe, que la Marseillaise soit légitime avant un match (à Embarrecocut non plus d'ailleurs), mais l'émotion des hymnes, la vérité du haka nous rapprochent, en toute humilité, des joueurs que nous sommes, des joueurs qu'ils sont. Des hommes pareils. (par Jiémel et Mi-Temps, troisième du nom)
Qu'importe la boutanche, pourvu qu'on ait la cuite affirment ceux qui ne consomment pas avec modération. Ainsi, à chacun son style pour gérer ces derniers instants avant de se jeter dans l'arène au coup de sifflet de l'arbitre. Presque surprenant de voir toujours la même émotion submerger super Mario Ledesma au bord des larmes lorsqu'il chante sur les accents pourtant allègres de son hymne national en s'agrippant souvent aux pare-chocs de son vieux complice, le Hummer Martin Scelzo qui y va parfois aussi de sa larmichette. Epatant de voir Mirco Bergamasco aboyer avec ferveur les dernières phrases du "Frattelli d' Italia" comme un pitbull à qui on voudrait reprendre l'entrecôte qu'on venait de lui donner. Rassurant le flegme d'un William Servat pendant la Marseillaise, mâchoires serrées et regard clair. Qui oserait reprocher à celui-là de ne pas la chanter?
"Ce Haka vous file une montée d'adrénaline du niveau d'une visite surprise de Monica Bellucci qui vient pour savoir si elle peut pas coucher chez vous"
Ce serait comme reprocher à Alain Ducasse ou Paul Bocuse de ne pas respecter la cuisine française sous prétexte qu'ils ne servent pas de tripes à la mode de Caen et de potée auvergnate. Et bien sûr, énorme ce haka qui garde ce pouvoir magique de transfigurer ses acteurs. A voir la conviction d'un Weepu, le regard halluciné d'un Carter ou le masque d'un McCaw, on en viendrait presque à croire que, à ce moment là, quils sont vraiment possédés par les âmes guerrières des ancêtres maoris.
De quoi vous filer une sacrée montée d'adrénaline du genre de celle que vous procure un saut à l'élastique ou une visite surprise de Monica Bellucci qui vient pour savoir si elle peut pas coucher chez vous ce soir. Le rugby, c'est du combat mais c'est aussi de l'émotion. Jiémel et Mi-Temps, 3ème du nom Mercredi 28 Septembre 2011
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