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Cad'Deb
Coupe du monde - Ce n'est pas pareil...Toujours notre œil sur l'évènement et toujours pas le bon. Mais on va quand même tenter de vous expliquer certaines choses essentielles, certaines différences flagrantes dans ce sport entre les autres grandes nations du rugby et nous. Entre l'Angleterre et nous par exemple. Bé oui mais non enfin quand même on ne va pas non plus dire... Oui bon c'est vrai mais bon mais oui mais... Comment dire ?... Bon la France, nous, on n'est pas au mieux, d'accord. Mais les Anglais aussi et puis c'est tout ! Et nous ce n'est pas pareil (par Jiémel et Mi-Temps, 3ème du nom)
Riner battu par un poids moyen ? Impossible. Pourtant en rugby... Photo DR
Il y a quelques jours, dans une interview précédant le match contre le Canada, William Servat, pierre angulaire de la mêlée tricolore déclarait : "Il n'y a pas de petites équipes". On reconnait bien là l'humilité et la sagesse de ce joueur exemplaire rompu aux joutes internationales qui sait trop bien qu'un match, ça se gagne sur le terrain. Pourtant, à y regarder de plus près, l'argument n'est-il pas un peu facile? Dans un sport où prédominent les notions d'engagement et de combat, la loi du plus fort ne serait plus de mise et sa raison ne serait plus la meilleure? Il se pourrait que les gnous mangent les crocodiles?
Franchement, imagine-t-on Teddy Riner se faire balayer par un 80 kg ? Pense-t-on qu'un poids moyen aurait pu mettre au tapis Mike Tyson? Que nenni. Quand on est le plus fort, on se doit de gagner et pis c'est tout ! "Nous on est des Latins et ce n'est pas pareil !" Regardez l'Angleterre avec ses plus de sept-cent mille licenciés, soit autant si ce n'est plus que l'Af'Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande réunies. Elle est de loin la plus grande nation de rugby et pourtant, si on jette un coup d’œil sur les statistiques, en une centaine de confrontations avec ces trois pays, elle a gagné à peine une trentaine de fois et notamment seulement six fois en vingt-neuf matchs contre les Blacks avec leurs cent-quarante mille licenciés. Alors, quand on a autant de moyens humains et financiers, un peu facile de dire "il n 'y a pas de petites équipes" pour justifier ses échecs. La vérité est que les anglais ne sont pas à la hauteur, point barre. Hein ? Quoi ? La France et ses quatre-cent mille licenciés? Rien à voir ! Nous, ce n'est pas pareil : on est des Latins ! Par Jiémel et MT, 3ème du nom Lundi 26 Septembre 2011
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