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Coupe du monde - Attaquer, la tactique perdante


Bon, on est pour la rigolade, mais il y a des limites. Il s'agit là pour nous de nous la jouer sérieux et de vous dire des vérités ovales que même le meilleur directeur des rédactions d'un journal jaune spécialisé ne pourrait pas contredire ! Mais revenons à leurs moutons et à ce phénomène surnaturel qui voit les Australiens gagner sur leurs valeurs défensives, eux si portés sur un rugby offensif. Et que dire des Sud'Afs tombés en jouant remarquablement au ballon dans cette Coupe du monde? Après les nôtres qui ont fait semblant d'être mauvais pendant la phase de poule et les identités rugbystiques qui s'inversent, on y perd son rugby. Presque comme les Blacks sans Carter... (par Jiémel et Mi-Temps, troisième du nom)



Pocock, un produit Uhu ! Photo DR
Pocock, un produit Uhu ! Photo DR
"La parole est à la défense" comme on le dit dans les prétoires des cours d'assises. Et le match entre l'Australie et l'Afrique du Sud illustre on ne peut mieux ce qui est devenu le paradigme de nombreux entraîneurs. Dans le derby du Sud, les Australiens ont asséné trois fois plus de plaquages que leurs adversaires qui eux, ont eu le ballon les trois-quarts du temps et ont installé leur résidence principale dans le camps adverse. Mais voilà, symbolisé par un David Pocock, sorte de tube de UHU Stick avec des bras gros comme les cuisses d'un haltérophile, les Australiens ont défendu avec une férocité de piranhas attirés par les tuniques vertes et notamment dans les rucks. Servis par une condition physique sans faille (ils consomment cinq fruits et légumes par jour et trois produits laitiers qui sont, rappelons-le, nos amis pour la vie), ils ont déchu le tenant du titre et déçu ceux qui attendaient leur festival offensif. Au fait, les nouvelles règles n'étaient-elles pas prévues pour favoriser les libérations rapides et le jeu d'attaque ? Sans vouloir jeter la pierre ou tout autre objet contondant à l'arbitre, il semble que son interprétation de la notion de joueurs sur ses appuis, de plaqueur qui doit relâcher le plaqué ou de déblayage dans l'axe du ruck ait été aussi large que la gare de péage de Vienne-Reventin.


"On attendait des feux- follets australiens, on a eu des sangsues"

S'adapter à l'arbitrage fait aussi partie de l'intelligence situationnelle chère à Pierre Villepreux. Mais vu l'étroitesse du score qui bascule sur une faute des Springboks en touche, une parmi tant d'autres non sifflées et sûrement pas la plus évidente, cela ne va pas manquer de faire grincer les ratiches de ceux qui ont produit les plus longues séquences de jeu. On attendait des feux- follets australiens, on a eu des sangsues. Pas étonnant qu'un Quade Cooper se soit montré aussi à l'aise dans cette rencontre qu'une majorette dans un concours de bucherons.
Les Argentins se sont aussi appuyés sur ces valeurs d'abnégation et de sacrifice en défense pour faire déjouer les Blacks . "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" comme l'a écrit Lamartine (pas Aubry, Alphonse de) devaient penser les Néo-Zélandais en voyant Colin Slade dont la prestation digne d'un poisson pélagique, a montré qu'il portait bien son prénom. Mais eux ont réussi à faire sauter le verrou posé par les hommes de la Pampa qui manquaient un peu de coffre pour tenir quatre-vingts minutes de rugby-Maginot. On le sait, l'enjeu tue souvent le jeu et prendre le pari de la défense est souvent moins risqué que celui de l'attaque. Pourtant, les Gallois eux aussi ont montré que ce dernier pouvait être payant. Jusqu'à quand ?

Jiémel et M.-T., 3ème du nom
Slade en plein doute ou un vrai problème de Carter dans le moteur black... Photo DR
Slade en plein doute ou un vrai problème de Carter dans le moteur black... Photo DR

Vendredi 14 Octobre 2011

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