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Corpo - Maxime MOZZICONACCI (Capitole XV) : "On ne va pas vendre la peau de l'ours"Déjà champions de France en 2010, les joueurs du Capitole XV, les municipaux de Toulouse, ont, ce week-end, l'occasion de réaliser le doublé. Dans cete compétition du championnat de France, les règles sont différentes du reste de l'année, et les joueurs licencéis fédéraux sont autorisés. Mais Maxime Mozziconacci, demi de mêlée, vous éclaire un peu plus pour savoir ce qu'il en est. Et surtout, pour les supporters toulousains sur Paris, l'occasion est belle de venir soutenir ceux qui oeuvrent dans la Ville rose. (par Professeur Tournesol)
Maxime tout sourire. Photo DR
Maxime, présentez-nous en quelques mots le Capitole XV pour ceux qui ne sauraient pas ce que cette équipe représente !
En fait, c'est le club de la mairie de Toulouse, tout simplement. Aujourd'hui, il est présidé par Olivier Mirouze. C'est un club "corpo" engagé sur plusieurs championnats : un challenge Alcatel et un championnat de France qui réunit les seize meilleures équipes de France. Sur le mode de fonctionnement, on imagine qu'il y a des règles qui régissent les compostions d'équipe, quelles sont-elles ? Il y a deux tableaux totalement différents. Le premier, le challenge Alcatel, qui est vraiment réservé aux loisirs, où les non-licenciés sont prioritaires. Après, en championnat de France, les joueurs qui évoluent en club peuvent intégrer l'équipe, puisque l'on joue aussi avec les règles de Fédérale 2, les mêlées sont poussées notammment. Alors qu'en Alcatel, les règles sont différentes, on joue en simulées, et même les règles sur le jeu au pied changent ! De fait, nous avions deux équipes distinctes, une en Alcatel, et l'autre pour le championnat de France. Après, il y a des joueurs qui font les deux ! Le challenge dure toute l'année, avec 20 à 25 équipes en Midi-Pyrénées, de septembre-octobre à juin. Le championnat de France commence plus tard, en mai, et nous avons la chance de participer à la finale cette année, ce week-end. Pour revenir au sportif, quel a été votre parcours pour en arriver là ? En quart de finale, nous avons sorti les Hôpitaux agenais, que nous connaissions pour les avoir déjà rencontrés en Alcatel, mais ils se battaient trop souvent, et du coup ont été reversés uniquement en championnat de France. Mais ce qui nous a surpris, c'est qu'habituellement, ils avaient une grosse équipe, et là, nous n'avons pas eu cette impression. Ensuite, on a pris la même équipe que l'an passé, les Municipaux de Clermont-Ferrand, avec beaucoup d'anciens joueurs qui ont évolué à haut niveau, je pense que le plus faible avait évolué en Fédérale 1... Mais on a réussi à gagner sur l'envie, et grâce au public. Maintenant, nous allons affronter le PORC (Ndlr : Paris Olympique rugby Club), et là, on verra bien... À titre personnel, quelle place prend le rugby, vous êtes licencié ? Pour moi, c'est un peu particulier... J'ai eu un problème de licence, je devais jouer pour le FCTT, mais on m'a bloqué la licence, et je me suis donc retrouvé sans ! Du coup, j'ai pu faire et le challenge Alcatel et le championnat de France. En championnat de France, il y a douze licenciés autorisés à jouer, mais avec les règles, le coach a opté pour prendre huit ou neuf joueurs de devant ayant des licences fédérales. Surtout que le niveau est totalement différent, et donc pour une question de sécurité également, on a mis le paquet devant ! "Tout reste possible"
L'an passé déjà, un titre de champion de France, on imagine que c'est une belle aventure que de monter à Paris...
Je l'espère en tout cas. On ne va pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais on a constaté l'an dernier, que le niveau des équipes parisiennes étaient un peu plus léger. Enfin, nous avions senti un petit écart entre le Sud et le Nord, mais on ne va pas trop s'y fier, on verra bien ce week-end. La saison dernière, on fait un quart de finale très médiocre contre une équipe du Nord, et on passe quand même largement. Selon moi, le plus dur est fait en ayant sorti Celrmont, mais sur un match et 80 minutes, tout reste possible. Dans le jeu, quels sont les points forts du Capitole XV ? La mêlée avec justement ces licenciés ? C'est vrai qu'on n'est pas mal du tout devant, mais l'entraîneur est plutôt adepte d'un jeu total. Il veut que, avants comme trois-quarts, tout le monde touche le ballon. On attaque ensemble, on défend ensemble. Maintenant, ce genre de jeu demande effectivement une grande débauche d'énergie et l'entraînement des joueurs de devant qui ont les licences et ont donc souvent une belle condition physique pour mettre en pratique ce jeu. Mais après, sur nos phases arrêtées, si on peut garder devant, on ne s'en prive pas. Enfin, extrasportivement, on imagine que l'esprit de compétition est présent mais moindre, comptez-vous faire la soirée avec vos homologues et adversaires après le match ? L'an passé, sans le faire exprès, nous nous étions retrouvés ensemble. Après, sur le week-end, il y a pas mal de finales, avec les féminines, le Top 14, et les sélections des comités, ça fait pas mal de monde. Du coup, on s'était retrouvé dans un bar avec les filles de Montpellier qui avaient perdu, et nos adversaires. Mais c'est vrai que la possibilité de faire la fête ensemble existe ! Propos recueillis par P.T Capitole XV - Paris ORC, demain à 15 heures, stade municipal Jean-Bouin, Le Blanc-Mesnil (93)
L'an passé, le Capitole XV avait été reçu, pour fêter le bouclier... place du même nom ! Photo Capitole XV
Vendredi 3 Juin 2011
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